Comment les ALICE, NEUF, BOUYGUES, FREE et autres arrivent-ils chacun à proposer sa « box » ADSL, avec un bouquet de services et de tarifs différents, alors qu’ils utilisent tous la bonne vieille paire de fils de cuivre de la boucle locale pour être reliés à leurs clients ?
Pour éclaircir ce mystère, il faut se plonger dans les méandres techniques de sa connexion internet, plus précisément dans le type de raccordement choisi. Par raccordement, on entend le niveau de la chaîne de transmission à partir duquel le réseau du FAI se substitue à celui de France Télécom. Bien sûr, plus ce relais est proche de la boucle locale, plus les possibilités pour le FAI de faire varier la nature de la liaison sont nombreuses.
L’option 1 ou dégroupage, est celle qui lui en donne le plus. En dégroupage, le réseau du FAI prend le relais au niveau du commutateur, c’est à dire là où aboutissent les fils de cuivre utilisés ordinairement pour le téléphone. La majeure partie du transport d’informations se fait donc sur le réseau du FAI, par le biais de la technologie de son choix ce qui l’avantage généralement en termes de coûts. Cette option lui permet aussi d’avoir un contrôle quasi total sur la connexion ADSL fournie au client.
Dans l’option 3 dite « collecte ATM », la transition entre le réseau du FAI et celle de France Télécom s’effectue à un niveau supérieur, parmi une quarantaine de points régionaux répartis sur tout le territoire. Avec cette option, l’offre du FAI est beaucoup plus tributaire des infrastructures de France Télécom qu’en dégroupage, dans la mesure où son réseau ne prend le relais que bien plus tard, généralement entre les DSLAM et les Broadband Access Server. Il a ainsi beaucoup moins de latitude pour influer sur le débit de la connexion internet.
L’option 5 est celle qui sollicite le plus le réseau de France Télécom. L’opérateur historique assure le transport des données numériques des clients du FAI jusqu’à son « central » national. Ce dernier dispose alors de très peu (voire pas du tout) de possibilités de modifier la qualité de la connexion internet de ses abonnés. Ce raccordement, appelé aussi « IP ADSL » peut également se faire au niveau d’un des 17 centres de transfert régionaux. On parle à ce moment-là d’option 5 régionale.
Des améliorations du réseau peuvent parfois permettre de passer d’une option à une autre et d’accéder ainsi à de meilleures offres.


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