
L’affaiblissement de la ligne peut être causé par de nombreux facteurs, le principal restant la distance entre l’abonné et le central téléphonique ou commutateur. Pour qu’une connexion internet par ADSL soit performante, il faut que le niveau d’affaiblissement rencontré par la ligne demeure le plus faible possible.
Ici, on observe une nette diminution (progressive pour l’ADSL, très rapide pour l’ADSL 2 +) des débits au-delà des 20 dB (10 dB pour l’ADSL 2 +). Une fois passé les 50 dB, la détérioration du signal est telle que la plupart des FAI se refusent à mettre en place la connexion. Le point de rupture, celui auquel plus aucune liaison ADSL n’est possible, se situe lui à 80 dB.
La plupart des usagers vont alors se demander comment mesurer l’affaiblissement de leur ligne. La réponse est simple : c’est impossible, du moins si l’on souhaite en obtenir une valeur précise. Les courbes présentées sont issues de simulations théoriques et dans la réalité l’affaiblissement ne peut qu’être estimé. Pour savoir si l’on est éligible à une connexion ADSL il est plus facile des se baser sur l’éloignement du commutateur. Jusqu’à 2 km, les débits seront relativement proches des maxima vantés par Bouygues, Free, Alice et tous les autres. Au-delà et dans la limite de 4 km, les débits diminueront petit à petit jusqu’à ce que la liaison ne soit plus techniquement viable. Cette barrière des 4 km reste cependant tout aussi théorique. Il arrive ainsi que des abonnés situés dans un rayon de 3 km par rapport à leur commutateur ne puissent pas recourir à l’ADSL pour leur connexion internet. Ce paradoxe s’explique par l’existence de perturbations augmentant sensiblement le niveau d’affaiblissement de la ligne (présence de lignes hautes tensions, de champs magnétiques, fils de faible section…)

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